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Inde

De Delhi à Bimsal

Vendredi 3 octobre 2008 - Vol pour Delhi
Le rendez-vous était fixé à l'aéroport de Roissy à 08h15. Je retrouve facilement Fabrice Apère, le guide français qui nous accompagnera sur ce trek, et quatre des cinq autres membres du groupe, le dernier devant nous rejoindre en Inde.
Malgré la demi-heure de retard au décollage, notre A340 atterrit à Delhi à l'heure prévue, peu après 22h30. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, puis nous retrouvons Tashi, notre sirdar, qui nous attend pour nous conduire à l'hôtel Connaught, en plein centre-ville, où nous passerons la nuit. À la sortie de l'aéroport, c'est le choc. Bien qu'il soit plus de 23h00, il fait très chaud, au moins 30°C, et la légère brume qui stagne sur la ville rend l'atmosphère un peu poisseuse.
Samedi 4 octobre 2008 - Visite de la ville et train de nuit pour Kathgodam
Après un petit déjeuner où je me suis régalé de bacon frit sur des tranches de pain foncé, nous profitons de notre matinée libre pour aller faire une petite balade dans Delhi, du côté de Connaught Place. Dès la sortie de l'hôtel, nous sommes plongés au cœur d'une circulation abondante où les auto-rickshaws côtoient des voitures dans ce qui semble être une anarchie totale ponctuée d'incessants coups de klaxon. Il règne sur la ville une chaleur moite, renforcée par une légère brume.
Les magasins que l'on trouve dans les emporiums, ces sortes de centres commerciaux, n'ont pas grand intérêt. La plupart ne propose que des vêtements de qualité moyenne, mais nous trouvons des sandales qui nous permettront de traverser les rivières à gué lors de notre trek. Je suis étonné de voir, à l'entrée de certains commerces, mais aussi dans le métro, des portiques de sécurité semblables à ceux que l'on trouve dans les aéroports. Cela ne contribue pas vraiment à donner un semblant de charme à la ville. Mosquée Jama Masjid (New Delhi)
Mosquée Jama Masjid (New Delhi)
À midi, nous prenons notre repas à l'hôtel, puis nous partons dans un mini-bus visiter le vieux Delhi. Nous apercevons le Fort Rouge, mais nous ne pourrons pas aller le visiter. En raison de fêtes religieuses, il est en effet fermé. Nous nous rabattons donc sur la mosquée Jama Masjid, la plus importante de la ville. L'endroit est bondé de monde, principalement des Indiens, mais je prends mon temps à baguenauder sur la vaste esplanade pour admirer l'architecture du monument et de ses trois portes d'accès.
Nous empruntons ensuite des cyclo-rickshaws. Il s'agit d'une sorte de pousse-pousse où le conducteur n'est pas à pied mais sur un vélo. Nous faisons un tour assez court dans les ruelles de Old Delhi. Par endroits, cela me rappelle Katmandou, en particulier par la foule compacte qui se presse dans ces rues étroites au-dessus desquelles les innombrables fils électriques forment des tas de spaghettis. Pourtant, cela n'a rien à voir avec la capitale népalaise. Ici, il n'y a pas de charme, pas d'âme.
Nous reprenons notre mini-bus pour nous rendre dans un parc où a été incinéré Gandhi, puis nous regagnons notre hôtel en passant devant la Porte de l'Inde, un monument massif dont la forme évoque celle de l'Arc de Triomphe.
Après une bonne douche, nous dînons à l'hôtel. La nourriture est toujours aussi succulente. Décidément, je place la cuisine indienne dans mon trio de tête, aux côtés de la française et de l'italienne.
À 21 heures, notre mini-bus nous conduit à la gare. La chaleur est toujours aussi présente, aux alentours de 30°C. Dans la gare, l'ambiance est surréaliste. Il y a du monde partout sur les quais qui me semblent extrêmement longs. Des gens urinent sur les rails, des chiens errants se promènent au milieu de tout cela, et pour gagner notre quai, il nous faut traverser les voies à pied, juste devant des trains à l'arrêt. Quant à notre train, il est indiqué quai 3, annoncé quai 4 et arrive finalement quai 5 ! Heureusement, Tashi est avec nous et il a l'habitude de ces petits désagréments.
Le wagon-lit est bondé, de nombreux Indiens empruntant ce mode de locomotion, sûr et bon marché. Je m'installe sur ma couchette, au-dessus de celle d'un autochtone, tire le rideau et ferme les yeux en espérant trouver le sommeil malgré le bruit. Rapidement après que le train soit parti, le silence se fait et je sombre dans le sommeil.
Dimanche 5 octobre 2008 - De Kathgodam à Bimsal par la route
J'ai finalement mieux dormi que je ne le craignais hier. Le mal de dos que je traînais depuis la France a quasiment disparu.
Nous arrivons à Kathgodam à 7h15 avec un peu de retard. Le temps est brumeux, quelques nuages s'accrochent aux montagnes entourant la ville. Nos deux véhicules nous attendent devant la gare et nous prenons rapidement la route.
Après une heure de virages, nous nous arrêtons dans un hôtel le temps de prendre le petit-déjeuner, puis nous reprenons la route. Quatre heures plus tard, nous nous arrêtons peu avant Bimsal (nommé Binsar sur certains panneaux) dans un petit complexe touristique très sympathique. De petits bungalows sont disséminés dans la forêt. En théorie, nous devrions bénéficier d'une belle vue sur la chaîne himalayenne, mais la brume est toujours présente et le plafond nuageux très bas. La température avoisine toujours les 20°C.
Au cours du déjeuner, nous décidons de planifier une petite promenade dans les environs à 15h30. En attendant, nous nous reposons dans nos chambres et je repense à ces nombreux éboulements qui dégradaient la route après la ville d'Almora. La mousson, ici, doit être réellement impressionnante. À l'heure prévue, nous nous apprêtons à nous habiller lorsque nous entendons les premières gouttes tomber sur le toit de tôle. Bientôt, c'est une grosse averse qui s'abat sur la région. Il va sans dire que la balade est annulée.
Le soir, le ciel se dégage un peu et l'on aperçoit la lune et quelques étoiles. L'un des gérants de l'établissement nous informe que le même type de temps est prévu le lendemain mais qu'ensuite cela devrait s'améliorer. Puisse-t-il dire vrai !

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