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New York

Statue de la Liberté et World Trade Center

Jeudi 12 septembre 2019
New York. La ville qui ne dort jamais, la Grosse Pomme (Big Apple)... Les surnoms ne manquent pas pour définir cette ville, sans doute la plus connue au monde, l'une des plus exubérante aussi. C'est elle que nous allons découvrir en une petite semaine.
Après huit heures de vol à bord d'un Airbus A330 de Delta Airlines, nous atterrisons à JFK, l'un des trois aéroports de la ville, en début d'après-midi. Il nous faut une petite heure pour passer la douane et récupérer nos bagages, puis encore une bonne heure dans l'AirTrain puis le métro pour gagner notre hôtel. Le Staybridge Suites est idéalement placé, à deux pas du métro, au sud de Times Square, à proximité de la tour du prestigieux journal, le New York Times.
Après une rapide douche, nous partons nous promener dans le quartier. La nuit tombe, la pluie ne tarde pas à en faire autant. D'abord un petit crachin, puis des averses plus violentes. Dommage, le parapluie est resté dans notre chambre à l'hôtel...
Nous remontons le long de la 8ème Avenue jusqu'à Central Park. Le sommet des plus hauts gratte-ciels entourant le parc accroche les nuages. Nous commençons à être trempés lorsque nous entamons la descente par Broadway pour rejoindre Times Square. Le débauche de lumières y est impressionnante. De la publicité inonde les murs sur des écrans aux tailles... juste incroyables. Certains épousent la forme des buildings sur plusieurs étages de haut. Colonnes de bonbons dans le grand magasin M&M's
Colonnes de bonbons dans le grand magasin M&M's
Un détour par le grand magasin M&M's, trois étages de gadgets et dragées colorées, nous offre un peu de répit. La pluie ne cesse pas, il nous faut bien repartir, longeant le pied des immeubles au milieu de la foule qui cherche à fuir les gouttes. Heureusement, l'hôtel n'est pas très loin. Au chaud dans notre chambre, épuisés par le décalage horaire, nous ne tardons pas à nous endormir dans l'énorme lit de deux mètres de large.
Vendredi 13 septembre 2019
Grâce au décalage horaire, notre réveil est relativement matinal. Le petit déjeuner pris à l'hôtel avant sept heures, nous sortons au petit matin pour nous engouffrer dans la bouche de métro la plus proche, à quelques dizaines de mètres de là. Vingt minutes plus tard, nous voilà dans le quartier de Wall Street d'où nous gagnons rapidement Battery Park, sur les bords de l'Hudson. Nous embarquons sur le ferry pour l'île où se dresse la Statue de la Liberté. Du fait de l'heure assez matinale, il n'y a pas encore trop de touristes et nous pouvons tranquillement faire le tour de la statue en prenant le temps de faire des photos sous un ciel bleu où trainent quelques nuages. Statue de la Liberté
Statue de la Liberté
Peu à peu, les visiteurs affluent. Il faut dire que les rotations des ferries sont impressionnantes : toutes les dix minutes, un bateau accoste, libérant plus de deux cents personnes à chaque fois.
Un petit musée retrace l'histoire des lieux. "La Liberté éclairant le monde", tel est le nom officiel de cette monumentale statue érigée sur l'île de Liberty Island, au large de Manhattan, à l'emplacement d'un ancien fort en étoile à onze branches. Cadeau de la France aux États-Unis, à l'initiative d'Édouard de Laboulaye pour célébrer le centenaire de l'indépendance du pays, sa construction ne fut pas sans rencontrer de difficultés, principalement liées à son financement. Si la statue elle-même, 46 mètres de haut et plus de trois cents plaques de cuivre repoussé épousant une structure métallique élaborée par Gustave Eiffel, était à la charge de la France, son socle dépendait des Américains. Ces derniers rechignaient à payer une partie d'un présent qu'ils n'avaient pas demandé. Joseph Pulitzer, rédacteur en chef du journal New York World, donna l'élan nécessaire en offrant de publier dans ses colonnes les noms des donateurs. La statue du sculpteur colmarien Auguste Bartholdi, construite en France, fut montée à Paris en 1884 avant d'être démontée et acheminée par bateau à New York où elle fut inaugurée le 28 octobre 1886. L'immense hall d'accueil des migrants à Ellis Island
L'immense hall d'accueil des migrants à Ellis Island
Après cette instructive visite, nous reprenons le bateau pour nous arrêter à Ellis Island. Dans ces vastes bâtiments érigés sur une île artificiellement agrandie, les migrants fraîchement débarqués d'Europe étaient soumis à des contrôles pour leur entrée sur le territoire américain. Aujourd'hui, la principale batisse a été reconvertie en musée dont la visite est très intéressante et instructive. Parcourant les différentes salles, on retrace le parcours des quelques douze millions d'émigrants passés là de la fin du XIXème siècle au milieu du XXème. Malgré le côté drastique de ces contrôles, seulement 2% d'entre eux ont été refoulé. Les gratte-ciels de Manhattan vus depuis Ellis Island
Les gratte-ciels de Manhattan vus depuis Ellis Island
Nous pique-niquons sur un banc face à la skyline de Manhattan, ayant cherché un endroit abrité du vent. Des hélicoptères avec des touristes à bord ne cessent de tourner autour de la cité, faisant systématiquement un détour par la Statue de la Liberté. Le temps passe, il nous faut reprendre le bateau pour regagner Manhattan d'où nous partons en direction de Wall Street. Peu après le fameux bâtiment de la Bourse, un passage sous des échauffaudages nous fait déboucher sur... un attroupement. Des dizaines de touristes s'agglutinent littéralement autour de la célèbre statue du taureau. On croirait des mouches sur un pot de miel. Tout cela pour quoi ? Juste pour prendre un égo-portrait complétement raté où le taureau de bronze ne sera même pas visible !
Nous aboutissons à Ground Zero, le mémorial des victimes des attentats du 11 Septembre. C'est Oculus, la gare futuriste en forme d'oiseau blanc qui nous accueille tout d'abord. Son architecture me rappelle un des bâtiments de l'aéroport de Lyon. Il faut dire que son architecte est le même, l'espagnol Santiago Calatrava dont nous avions déjà pu admirer une tour à Barcelone. À l'intérieur, la hauteur sous plafond est d'autant plus impressionnante qu'il n'y a aucun pilier visible. À l'intérieur d'Oculus
À l'intérieur d'Oculus
Après un regard impressionné au pied du One World Trade Center, la plus haute tour de New York avec ses 541 mètres, nous faisons le tour des deux imposantes fosses noires se trouvant à l'emplacement exact des tours effondrées en 2001. Des flots d'eau se précipitent au fond, inexorablement. Les bords des deux bassins sont gravés des noms des milliers de victimes des attentats qui ont frappé la ville. C'est simplement émouvant.
Nous remontons Broadway puis la Cinquième Avenue à partir de Madison Park. Un rapide regard à l'Empire State Building pour prendre conscience que la nuit est tombée, et nous voici à Times Square, comme hier, la pluie en moins. La débauche de lumières, le bruit incessant et la foule sont toujours aussi impressionnants. Times Square, la démesure à l'américaine
Times Square, la démesure à l'américaine
De retour à l'hôtel, la douche, amplement méritée, fait un bien fou après cette première belle journée de découverte de la Grosse Pomme.

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