Haut de page

Tour de la presqu'île de Crozon

De Morgat à Pentrez

Jeudi 17 septembre 2020 (29 kilomètres)
Nous quittons Morgat au petit matin par le front de mer, passant devant le bel hôtel de la Mer de style 1920 et entrons dans Crozon par des rues où se dressent de jolies demeures bretonnes aux façades de granit. Le vent d'est, assez fort, n'est pas désagréable. Contrairement aux deux jours précédents, il n'y a pas de brouillard, tout juste un semblant de brume, loin à l'horizon.
Le sentier côtier alterne montées et descentes dans un environnement très tranquille où nous croisons peu de monde. Quelques pointes offrent de beaux points de vue sur l'anse de Morgat.
À la plage de Postolonnec, Nathalie dégaine son couteau pour déguster quelques berniques juste décollées de leurs rochers couverts d'algues et nous poursuivons notre chemin, passant la belle pointe de Trébéron. Plus loin encore, c'est la plage de l'Aber que nous découvrons depuis un petit promontoire. Contrejour sur la plage de l'Aber
Contrejour sur la plage de l'Aber
Le soleil est face à nous, le contrejour donne une ambiance bien particulière aux lieux. Nous descendons sur la grève et, laissant le balisage sur notre gauche, poussons tout au bout de la plage : nous trouverons bien un passage pour regagner le sentier qui doit se trouver devant nous, d'après la carte du topoguide. Belle erreur ! Nous contournons la dune pour nous retrouver dans une sorte de delta, celui de la rivière Aber. Impossible de traverser celle-ci, c'est trop profond et le courant est trop fort, alors nous passons à gué l'un des bras du fleuve côtier, poursuivons à pieds nus sur le sable ferme avant d'être de nouveau arrêtés par un autre bras, cette fois plus profond, qui nous empêche de gagner la route juste de l'autre côté. Impossible de franchir l'obstacle avec nos gros sacs à dos. Résignés, nous devons rebrousser chemin et revenir au début de la plage de l'Aber, à l'endroit où nous avions laissé le balisage. Un peu plus d'une heure perdue et plus loin de quatre kilomètres pour rien... Je me console en me disant que marcher pieds nus dans l'eau aura soulagé mes tendons d'Achille toujours aussi douloureux.
Plage de la Source
Plage de la Source
Le GR nous mène sur la route, celle que nous avions aperçue tout à l'heure. Le delta de l'Aber ainsi franchi, nous retrouvons le sentier pédestre qui s'élève à nouveau assez franchement pour se hisser à la pointe du Guern et longer les falaises éponymes. Falaise du Guern
Falaise du Guern
L'endroit est de toute beauté. Avec ses pins et ses roches blanches tombant dans une eau transparentes aux teintes mêlant le vert au bleu, on pourrait se croire dans les calanques, quelque part dans le sud de la France. Cet endroit est un nouveau coup de coeur sur cette belle presqu'île de Crozon.
Nous pique-niquons à l'ombre d'une pinède avec vue sur l'océan. Il fait chaud, pas loin de 30°C, une température étonnante en Bretagne en cette saison.
Depuis ce matin, nous avons vu quelques superbes plages, une autre s'offre à nous peu après : celle de Trez Bihan. Passé la pointe de Pen Ar Vir, voici la plage de Trez Bellec que nous empruntons pour remonter à la pointe de Bellec. Plage de Trez Bihan
Plage de Trez Bihan
Le relief s'adoucit peu à peu, les falaises se font moins hautes, laissant place à des collines. Le sentier côtier est toujours aussi agréable. Nous avons chaud mais Pentrez se rapproche. Alors que, face à nous, plein sud, se devine Douarnenez, vers le nord s'élève le sommet arrondi du Menez Hom, le point culminant de la presqu'île. Quelques pas encore et arrive la plage de Pentrez. Avec le fort coefficient de marée, il n'y a plus de plage, juste l'océan qui vient d'échouer au pied de la route.
Nous logeons dans un petit appartement à l'épicerie Au Soleil Breton. Un excellent accueil, un magnifique logement... Nous allons être bien ici.
Nous n'irons pas bien loin pour manger ce soir : nous dînons à la crêperie Kervengard, juste au pied de notre logement.

                   Diaporama de photos de Crozon
500pxFlickrInstagramTwitterRSSContact

©2006-2021, Stéphane Bon