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Tour de Bourgogne à vélo

La Voie des Vignes

Dimanche 4 juillet 2021 : Dijon - Beaune (53 km)
Derniers tours de roues dans Dijon, seuls sur nos vélos dans les rues désertées, avant de rejoindre la Voie des Vignes, un parcours cyclable sur de petites routes peu fréquentées qui file plein sud. Après Chenôve, nous entrons dans le vignoble prestigieux de Bourgogne. Le ciel, très menaçant, ne laisse guère d'espoir pour cette journée qui, sans cela, aurait été magnifique. Nous roulons littéralement au milieu d'un océan de vignes. À l'automne, avec les teintes orangées des feuilles et une légère brise, ce doit être de toute beauté. Gevrey-Chambertin, Clos Vougeot, Vosne-Romanée... Que des noms évocateurs, même pour les modestes amateurs de vin que nous sommes. Ciel menaçant sur le château du Clos de Vougeot
Ciel menaçant sur le château du Clos de Vougeot
Face à nous, le ciel est noir. Sur notre gauche, quelques éclairs déchirent les nuages. Tout cela n'augure rien de bon et, une nouvelle fois, nous enfilons nos capes de pluie, bien peu pratiques surtout que le vent se lève, mais elles font leur travail et nous protègent de la pluie qui commence à tomber peu après Comblanchin. Rapidement, cela tourne à la véritable grosse averse. Sur ces petites routes du vignoble où sont passés des tracteurs, une fine couche de boue recouvre la route et macule nos montures.
Il faut attendre Aloxe-Corton et son joli château au toit de tuiles peintes et vernissées pour avoir un peu de répit. Nous pique-niquons rapidement à l'entrée de Pernand-Vergelesses avant de reprendre la route. Le bitume défile sous nos roues et nous voici au joli village de Savigny-les-Beaune. Une petite côte à la sortie du bourg, encore quelques kilomètres dans les vignes et nous pénétrons dans Beaune peu après 14 heures. La propriétaire de notre chambre d'hôtes "Chez Marie" n'est pas là. Il nous faut lui téléphoner pour apprendre qu'elle ne sera de retour que vers 17 heures. Nous enfourchons à nouveau nos vélos pour parcourir le centre de Beaune. La ville compte énormément de marchands de vin avec des bouteilles aux prix parfois surprenants. Les lieux sont clairement bourgeois, bien plus que Dijon, et l'on sent qu'il y a de l'argent. Dans la cour des Hospices de Beaune
Dans la cour des Hospices de Beaune
Chacun notre tour, nous visitons les fameux Hospices. Avec nos sacoches, sans possibilité de garer de manière sécurisée nos vélos, nous n'avons pas d'autre choix. La visite est très intéressante, même si, vêtus en cyclistes avec nos jambes ayant bien été arrosées durant la matinée, c'est loin d'être le plus confortable pour nous. Heureusement, de belles éclaircies viennent nous mettre un peu de baume au coeur.
Le bâtiment au toit orné de magnifiques tuiles colorées et vernies date de 1443. Cet hôtel-dieu, comme il était nommé à l'origine, était initialement un hôpital qui soignait toute personne sans distinction de classe sociale et il était financé par la vente de vins. Aujourd'hui encore ont lieu chaque année des ventes de crus prestigieux afin de financer notamment l'hôpital local.
Les clés de notre logement récupérées, nous repartons en ville, à pieds cette fois, en quête d'un restaurant. Beaucoup sont fermés le dimanche soir, les autres souvent complets, mais nous trouvons une table à la brasserie Monge où nous mangeons plutôt bien.
Lundi 5 juillet 2021 : Beaune - Palinges (91 km)
07h45. Coup d'oeil à travers les rideaux. Il pleut sur Beaune...
Heureusement, la pluie a cessé quand nous quittons la ville par la Voie des Vignes, direction plein sud. Comme hier, les noms de prestigieux vignobles défilent : Pommard, Meursault, Chassagne-Montrachet... Les villages portant ces noms sont très jolis et regorgent de domaines, grosses bâtisses et chais en pierre blanche.
Le temps se dégage peu à peu, même si le vent souffle de face, assez fort. Montées et descentes au milieu des vignes alternent jusqu'à Santenay. La piste cyclable est sale, très sale, avec l'eau tombée cette nuit, comme en témoigne l'état de mon vélo dépourvu de garde-boue. Parfois, le manque de garde-boue se fait sentir...
Parfois, le manque de garde-boue se fait sentir...
Santenay marque la fin du vignoble. Nous y rattrapons le Canal du Centre et le paysage change rapidement, devenant plus agricole. Les kilomètres défilent jusqu'à Saint-Bérain-sur-Dheune où la piste quitte le canal pour une boucle en campagne avant de le retrouver peu après. La météo n'a rien à voir avec celle du matin : le soleil brille, le vent souffle toujours assez fort.
Écuisses passée, la piste file jusqu'à proximité de Montchanin. Le balisage plus aléatoire nous fait hésiter mais, grâce à mon compteur GPS Garmin, nous retrouvons une route peu fréquentée menant à Blanzy où nous pique-niquons.
La partie la plus ardue de la journée nous attend. Montceau-les-Mines est abordé par sa partie sans doute la moins attrayante, une zone de HLM, avant une grosse côte qui met nos cuisses et mollets à l'épreuve pour rallier Saint-Vallier. De là, un beau paysage sauvage de collines boisées nous attend. Rouler ainsi en pleine campagne sur cette route vallonnée est un régal de cycliste. Le château de Digoine à Palinges
Le château de Digoine à Palinges
Encore un effort et voici le camping du lac à Palinges où nous logeons dans un pod, une sorte de cabanon en bois très mignon. Ce logement est un vrai coup de coeur.
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