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Islande

Skaftafell et Jökulsárlón

Vendredi 18 juillet 2014
Nous prenons le petit-déjeuner plus tard que d'habitude, vers neuf heures. Il pleut (quelle surprise !) et nous partons randonner une heure et demie plus tard en empruntant le sentier derrière le camping. Il nous mène tranquillement jusqu'à la cascade de Svartifoss, l'une des plus connues d'Islande avec la chute d'eau tombant au milieu des orgues basaltiques. Cascade de Svartifoss
Cascade de Svartifoss
Nous poursuivons notre ascension pour arriver à un replat d'où s'offre à nous une jolie vue sur les glaciers et la vallée encaissée de Morsadalur que l'on surplombe depuis des falaises de près de deux cents mètres de haut. La pluie redouble, un vent froid se met à souffler et les sommets sont noyés dans la brume. Suivant toujours le sentier au pied du Kristinartindar, nous voilà à un joli point de vue sur le glacier Skaftafellsjökull au pied duquel se tient une lagune fermée par une moraine. Dans ses eaux laiteuses flottent de nombreux petits blocs de glace.
Nous pique-niquons au bord du sentier, plus ou moins à l'abri du vent froid, cachés derrière des rochers. Un renard arctique à la fourrure gris sombre se laisse apercevoir à quelques dizaines de mètres.
Encore un peu de marche et nous regagnons notre tente en milieu d'après-midi.
Samedi 19 juillet 2014
J'ai l'impression de me répéter, cela me désole, mais ce matin il pleut à verse. Certains des membres du groupe qui avaient planté leur tente dans une légère cuvette le regrettent : ça commence à prendre l'eau...
Tandis que plusieurs personnes partent pour une initiation de deux heures à la marche en crampons sur le glacier, Nathalie et moi partons nous promener vers la lagune du Skaftafellsjökull que nous avons aperçue hier. Le temps s'améliore un peu : il ne pleut plus mais les nuages sont toujours aussi bas. Skaftafellsjökull
Skaftafellsjökull
Le glacier est impressionnant par sa largeur et par les fissures qui le sillonnent. À son pied, le lac glaciaire aux eaux laiteuses est occupé par des blocs de glace aux teintes blanc-bleu ou gris veiné de noir. Les morceaux les plus petits sont translucides, laissant voir les bulles qui sont prisonnières.
Nous cheminons tout au long du lac, sur ses abords de sable noir ou en passant sur la moraine aux gros galets. Par endroits, il est impossible de marcher sur la "plage" car le sol gorgé d'eau y est tout mou et on s'y enfonce comme dans des sables mouvants. De la brume s'élève du glacier, nimbant les lieux d'une atmosphère étrange où les sons paraissent étouffés. C'est une expérience intéressante qui a presque quelque chose de mystique. Il nous faut faire demi-tour lorsqu'une rivière naissant du lac nous bloque le passage.
De retour à notre campement sur les coups de treize heures, nous retrouvons les autres membres du groupe pour le repas avant de repartir pour une randonnée dans la vaste plaine d'alluvions de la Morsa. De nombreuses roches polies émergent du sol de sable noir et des fleurs violettes, lupins et campanules, parviennent à pousser dans cet environnement. Campanules
Campanules
Arrivés en vue d'une série de cascades, nous devons rebrousser chemin car il est impossible de franchir le cours d'eau du fait de sa profondeur et de la force du courant. Nous nous hissons cependant sur une moraine pour avoir une belle vue sur une large langue de glacier puis nous regagnons le camping. Vers la fin de notre promenade du jour, le temps s'est dégagé, si bien que nous profitons de belles vues sur les montagnes environnantes couvertes de glaciers.
Dimanche 20 juillet 2014
Miracle ! Ce matin il ne pleut pas ! Au contraire, c'est même un ciel bleu qui nous cueille à la sortie de la tente, quelques nuages subsistant à l'est et à l'ouest. Nous prenons le bus de ligne au camping pour rallier le lac glaciaire de Jökulsárlón (la "lagune du glacier" en islandais). Malheureusement, à mesure que le véhicule roule vers l'est, le ciel se charge de gros nuages gris.
À la demande de Samuel, le chauffeur nous dépose en réalité quelques kilomètres avant l'arrêt officiel. Après quelques minutes de marche, nous arrivons en vue du lac, par un sentier rarement emprunté, loin de la foule se massant à proximité du parking. Nous cheminons sur les rives. La large langue du glacier de Breidamerkurjökull se jette dans les eaux laiteuses, s'y disloque en icebergs plus ou moins gros, aux formes évoquant parfois des images fantasmagoriques, aux teintes variées, allant du blanc au bleu intense. Jökulsárlón
Jökulsárlón
Le spectacle est impressionnant, fascinant, en dépit du temps couvert et de la lumière absente. À un moment, nous traversons une zone où doivent nicher des oiseaux. De gros volatiles, des labbes semble-t-il, se mettent en effet à nous survoler de plus en plus près, certains effectuant même des piqués en effleurant les bonnets de certains d'entre nous ! Nous ne restons pas longtemps en ces lieux, autant pour ne pas déranger les oiseaux plus longtemps que pour préserver nous cuirs chevelus...
Nous pas nous guident jusqu'à la route et nous empruntons le pont enjambant le torrent issu du lac. Nous voici sur la célèbre plage de sable noir où s'échouent de nombreux blocs de glace. Mais c'est marée haute et je n'en vois aucun à l'horizon. Nous pique-niquons là, plus ou moins à l'abri du vent balayant la côte. Certains choisissent alors d'occuper l'après-midi en faisant une balade en Zodiac sur le lac. Le parking est plein et plusieurs agences proposent de telles découvertes de ce lieu hautement touristique d'Islande. Pour notre part, nous poursuivons notre découverte des bords du Jökulsárlón en longeant sa rive opposée à celle par laquelle nous sommes arrivés là. Jökulsárlón
Jökulsárlón
Des blocs de glaces flottent ou sont échoués sur les berges, certains totalement translucides. Nous finissons par faire demi-tour de sorte à être de retour sur le parking principal où nous devons reprendre le bus de ligne à 16h15 précises. Nous avons un peu d'avance, mais malheureusement pas suffisamment pour retourner faire un tour sur la plage de sable noir. La marée est maintenant basse, le débit du torrent se déversant du lac dans la mer est bien plus fort, des blocs de glace de toute taille, les mêmes qui semblaient patienter là ce midi quand la marée était haute, sont charriés par les flots. J'imagine qu'ils doivent se retrouver éparpillés sur la plage de sable noir... J'hésite, si j'allais y jeter un coup d'oeil en courant ? Mais non, je n'ai pas le temps, flûte... Le bus arrive, c'est le dernier de la journée en direction de Skaftafell. Quarante-cinq minutes plus tard, nous sommes de retour au camping, le plus grand du pays, sous un ciel voilé.

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